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    Valpo et ses fresques, nouvelles photos en ligne

     
     
    " Museo a cielo abierto " es el nombre dado a un trayecto artístico original deambulando en calles que descienden del sebastiana de Pablo Neruda con destino al puerto. Consiste en serie de 20 frescos, próximos unos de otros, los que transformen el paisaje en espacio de arte y de la cultura. Es un regalo  no sólo para los habitantes de Valparaíso, sino que para los numerosos turistas que visitan la ciudad.
    Otro taggs y frescos también están en línea...
     
     
    "Musée à Ciel Ouvert "c'est le nom donné à un parcours artistique original en déambulant dans des rues descendant de la sebastiana de Pablo Neruda en direction du port. Il consiste en série de 20 fresques, proches les uns des autres, qui transforment le paysage en espace d'art et de la culture. C'est un régal  non seulement pour les habitants de Valparaiso, mais également pour les nombreux touristes qui visitent la cité.
    D'autres taggs et fresques sont également en ligne...
     
     

    Discussion sur Valpo, pas de frasques, des fresques

     

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    Valpo, pas de frasques, des fresques: de nouvelles photos ce soir
    Une des caractéristique de Valparaiso est le nombre très important de murs peints que l'on découvre au fur et à mesure des balades dans la ville. Bien sur, l'on rencontre également des taggs qui ont plus ou moins d'intérêt, mais ce sont de vrais chefs d'oeuvres qui couvrent les murs de la cité classée patrimoine culturel de l'humanité par l'Unesco. Valparaiso était et reste une source d'inspiration pour les artistes.
    Il m'apparait inutile de poursuivre de longues phrases explicatives alors que les photos se suffisent à elles même...
    Buen paseo a través de las calles!
     

    Pinochisme: el Primer proceso en el mundo! Pinochisme: Premier procès dans le monde

    Dix-sept proches du dictateur, mort en décembre dernier, seront jugés lors du premier procès au monde de la dictature chilienne.
    La juge d'instruction française, Sophie Clément, a signé mercredi une ordonnance de 191 pages renvoyant les accusés aux assises accusés de la disparition de quatre français sous la dictature mise en place et soutenue pas les états-unis d'Amérique.
    Les dix-sept membres de la junte seront jugés par contumace à Paris, au plus tôt en 2008, par un jury populaire. 
    Les faits reprochés sont: "arrestations et détentions ou séquestrations sans ordre des autorités constituées, hors les cas prévues par la loi", avec la circonstance aggravante qu'elles ont été "accompagnées de tortures ou d'actes de barbarie".
    Ces faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
    Au total, 19 personnes avaient été inculpées dans ce dossier pour lesquelles des mandats d'arrêt internationaux ont été lancés en 2001 et 2005.
    C'est une excellente chose!
    Dommage cependant que le dictateur soit parti sans jugement!
    Dommage qu'en France nous n'ayons pas la même attitude avec toutes les dictatures dans le monde!
    Dommage que nous n'en fassions pas de même avec ceux qui ont sali la France en utilisant les mêmes méthodes!
    Dommage que Papon ait bénéficié d'un traitement de faveur en finissant sa vie dans le confort de son nid!
     
    N.B:Le pinochisme reste fort au Chili.  Il existe encore au Chili beaucoup de partisans de Pinochet, puissants et nantis, qui eux, n'ont jamais eu à souffrir de ses atrocités. C'est une victoire qu'il n'ait pas eu de funérailles nationales! le presidente Michelle Bachelet ne pouvait rien faire d'autre..Les pinochistes étaient fous de rage.
     
    Pinochisme: el Primer proceso en el mundo!
    Diecisiete allegados del dictador, el muerto el diciembre pasado, serán juzgados cuanto antes en 2008 por contumacia en el momento del primer proceso en el mundo de la dictadura chilena. La juez de instrucción francesa, Sofía Clément, firmó el miércoles una ordenación de 191 páginas que les reenviaba a los acusados a la audiencia para la desaparición de cuatro franceses bajo la dictadura. Los diecisiete hombres serán juzgados por contumacia en París, cuanto antes en 2008, por un jurado popular.
     Los hechos reprochados son: " detenciones y detenciones o secuestraciones sin orden autoridades constituidas, fuera de los casos previstas por la ley ", con la circunstancia agravante que fueron " acompañadas por torturas o por actos de barbarie ". Estos hechos son pasibles de la reclusión criminal a perpetuidad. En total, 19 personas habían sido inculpadas en este expediente de las cuales las órdenes de detención internacionales han sido lanzadas en 2001 y 2005.
    ¡ Es una cosa excelente!
    ¡ Daño sin embargo que el dictador se haya ido sin juicio!
    ¡ Es lástima que en Francia no tengamos la misma actitud con todas las dictaduras en el mundo!
    ¡ Es lástima que no lo hiciéramos también con aquellos qué mancharon Francia utilizando los mismos métodos!
    ¡ Es lástima que Papon hubiera gozado de un tratamiento de favor acabando su vida en la comodidad de su nido!
     
     

    Gastronomía chilena (des recettes vont suivre)

    Le chili a la chance du fait de sa géographie qui va les 4000 kms du nord au sud d'avoir des produits variés et de qualité. Avec une mer qui va de l'Atacama à la terre de feu, le poisson est abondant et les espèces nombreuses...
    La viande venant pour l'essentiel d'Argentine est succulente... Les vignobles sont nombreux et le nectar qui en est tiré régale les papilles... Vingt sur vins!
    Vous pourriez vous dire, quelle chance ont ces chiliens!
    C'est vrai, et comme de surcroît les aliments ne sont pas chers, y compris pour eux, il n'y a pas de risque majeur de grande famine...
    Mais, il existe un bémol à cette qualité de vie: le chili est très américanisé et la restauration rapide y est omniprésente particulièrement à Valparaiso... Le plat le plus frequent est le "lomito completo" : hamburger surdimensionné composé d´un steak, d´un oeuf, de tomate, d'avocat, de fromage et de jambon, de mayonnaise! Il généralement accompagné de papas fritas!. Pour faire passer tout ca, en dessert, vous avez le choix entre une énorme patisserie à la confiture de lait ou une part de gateau style foret noire...
    Les chiliens mangent peu sucré et peuvent tranquillement petit déjeuner avec un "completo" (super hamburger). Paradoxalement, les sodas et autres boissons très sucrées sont de tous les repas... ils remplacent la agua con o sin gas que l'on trouve sur nos tables.
    Pisco
    Le Pisco est l'alcool national ! Il en existe de nombreuses marques, le plus fréquemment à 35°, 40° ou 46°. Il se consomme de manière différente:
    Pisco solo : comme son nom l'indique, Pisco pur, ou avec un glaçon.
    Pisco sour : le plus typique. 2/3 de Pisco (à 35°), 1/3 de jus de citron frais, sucre, glace et un blanc d'œuf, le tout mélangé au shaker.
    Piscola : Pisco + Coca, la boisson la plus typique des soirées chiliennes.
    Les restaurants traditionnels restent onéreux pour la majorité des chiliens...  A Valparaiso, je vous recommande le filou de Montpellier où l'on déguste un repas complet pour 4 € 50, le mexicain, plaza anibal pinto et pour un extra le Cocoloco, restaurant gastronomiquepanoramique situé au centre du port et qui possède une platine tournante qui permet de visionner, tout en mangeant, l'ensemble de la baie... Le prix du repas, à la carte entrée, plat, dessert, vins
     compris est inférieur à 30 €uros..
     quelques infos concernant la gastronomie:
    El desayuno n'est pas un moment important pour les chiliens. Ils mangent du pain et prennent du café soluble ou du thé..
    El almuerzo est le repas de midi. Les restaurants proposent des menus ou un colacion...
    El once, une institution au chili qui remplace souvent le dîner... Chez nous, ce serait le quatre-heures...
    La céna, c'est le repas du soir..
     
    En ce qui concerne les mets et spécialités, les photos seront plus explicites...
    Poissons "a la plancha": Un vrai régal tous ces poissons grillés: reinata, congrio,
    Pastel de choclo, sorte de hachis Parmentier de maïs. On y met aussi des olives, des raisins secs. pour qui aime le sucré salé, c'est un régal .
    Churrasco, Un pain de hamburger, des tranches extra-fine de bœuf grillées, tomate et purée d'avocat
    Humitas, une feuille de maïs farcie purée de maïs cuite à la vapeur.
    Cazuela de pollo, Sorte de pot au feu de poulet, composé de  bouillon, pommes de terre, carotte, oignon, potiron.
    Parrillas, mélange de viandes grillées, servi sur un petit barbecul: boeuf, poulet, budin, saucisse, ris de veau, porc... etc  
     Quelques liens de recettes: Sí deseas saber más visita:
    vous avez le droit d'essayer.. et de m'inviter..

    Valdivia et ses marais

    la matinée est plutôt pluvieuse... Nous allons réserver le bateau pour faire le tour des marais de Valdivia avec un arrêt à Puntacunta...
    1500 pesos par personne ( moins de 3 €uros-20 francs).
    Ces marais sont la conséquence d'un affaissement de terrain du tremblement de terre qui a eu lieu le 22 mai 1960. Sa magnitude, la plus haute jamais enregistrée, a été estimée à 9,5 sur l'échelle ouverte de Richter, son épicentre étant situé dans le sud du Chili, près de Valdivia.
    Le tremblement de terre a causé un marremoto (Tsunami).
    Une grande partie de cette région est toujours sous les eaux. Notre bateau  voguait au dessus des anciens villages de Valdivia maintenant noyés à travers canaux, marais et rivières.
     
    Cette promenade dans l'estuaire nous mena sur la presqu'île de Putacunta où nous débarquâmes... Nous avons découvert là un lieu où s'alliaient avantageusement sérénité, beauté des paysages et accueil chaleureux malgré que nous nous trouvions dans un circuit bien organisé avec arrêt programmés dans une église,  une fabrique de produits locaux et pour terminer un once en una typica casa. Nous fûmes accueillis dans "Este pequeño café"donde bébimos un café o un té acompañados por empanadas. Luego saboreamos différentes confitures y dulce de leche... Enfin, une dégustation d' Alcohols y de licores de fabricación artisanal clôtura la visite.
    Il était l'heure de retourner au bateau pour rentrer sur Valdivia...
     
    Une bien belle sortie malgré le temps maussade et parfois bruineux.
    J'oubliais, el once était compris dans le prix de départ.

    Pucon et le Volcan Villarica

    Nous avons quitté Valdivia dès potron-minet en bus en direction de Pucón. De "l'hospedaje", nous avons rejoint "el terminal de buses" à pied  nos pique-niques dans les sacs à dos.. 1 heure 1/2 plus tard environ, nous longeons le lac de Villarica situé au coeur de magnifiques paysages très verdoyants. Tout autour du lac, nous pouvons admirer de multiples maisons aux couleurs chatoyantes. En sortant du terminal de bus, notre regard est happé par la vision du Volcan Villarica coiffé d'un nuage... C'est tout simplement féérique!

    Nous nous sommes alors empressés de trouver un transport pour nous mener aux thermes de Trancura objectif premier de la journée après la découverte du site. Les commentaires sur ces " termas" sont en fin d'article. Ensuite, nous visitâmes la ville de pucon au demeurant fort agréable;

    Pucón :

    La petite ville de Pucón (8000 habitants) est située à 800 kilomètres au sud Santiago du Chili, dans la "région de Lagos". Elle est entourée de parcs nationaux, montagnes, rivières et Lacs, mais sans aucun doute son attrait principal réside en la présence du volcan fumeux Villarrica, qui domine la ville.

    Pucon, est un des principaux centres touristiques du Sud du Chili situé dans la Région de l'Araucania, située aux pieds du Volcan Villarrica, dans la precordillère andine du Chili.

     Le centre urbain est situé dans le rivage sud du lac Villarrica, lequel est un des premiers liens d'une longue chaîne de lacs et volcans au sud du Chili. Le tourisme en Pucon est la première activité commerciale . Pucón par ses tour privés aux parcs nationaux comme Huerquehue, Volcan Villarrica et thermes du sud. Pucón appartient à la région de l'araucania dans le sud du Chili, cordillère andine de la Patagonia Chilien.

     

    Son environnement naturel très important a transformé Pucón en un centre pour le tourisme d'aventure et les activités de plein air, comme rafting, cratère du volcan Villarrica, trekking, cavalcades, pêche, Canoé, rafting dans la rivière Trancura, Kayack sur le lac Villarica.

     

    De Pucón, on peut rejoindre de nombreux parcs naturels comme huerquehue, et se détendre dans des " termas "… Nous vous déconseillons ceux de "Trancura" que nous avons visité et dont les prestations ne correspondent aucunement à ce qui est annoncé.

    Pendant les vacances d'été, en janvier et février notamment,  il y a énormément de touristes, mais cela reste une petite ville très caractéristiques.

    Valpo, pas de frasques, des fresques

    Une des caractéristique de Valparaiso est le nombre très important de murs peints que l'on découvre au fur et à mesure des balades dans la ville. Bien sur, l'on rencontre également des taggs qui ont plus ou moins d'intérêt, mais ce sont de vrais chefs d'oeuvres qui couvrent les murs de la cité classée patrimoine culturel de l'humanité par l'Unesco. Valparaiso était et reste une source d'inspiration pour les artistes.
    Il m'apparait inutile de poursuivre de longues phrases explicatives alors que les photos se suffisent à elles même...
    Buen paseo a través de las calles!
     

    Valdivia En el camino hacia 1 (Niebla-Mancera-Corral)

    Le 12 février 1552, Pierre de Valdivia prend une possession effective de la ville en lui donnant son nom et ce, après avoir combattu une peuplade indigène, le peuple Ainil.
    Es una ciudad de Chile, poblada aproximadamente de 140 000 habitantes, fundada por Pedro de Valdivia. Está situada en el sur del país, en la confluencia del río Calle Calle, Valdivia y Cau Cau, en Región de los Lagos.
    De Santiago, vamos a autobús Pulman con destino a Valdivia. El viaje habrá durado cerca de las 12 horas y habremos recorrido 900 kilómetros. Los paisajes atravesados fueron múltiples y cuanto más nos dirigíamos hacia el sur, más la vegetación y el clima se parecían a Bretaña...Es la capital de la provincia de Valdivia.
    Logramos bajo el tiempo bretón saber techo bajo y llovizna.. Pero el végétación  es más lujurioso...
    Descubrimos una ciudad muy agradable, muy coloreada y mercante. Muy cerca de los muelles(andenes), cada mañana, bajo una plaza un mercado donde se encuentra en abundancia peces, l frutos, verduras así como producidas artesanales regionales y podamos, sin interrupción, admirar a lobos de mar y aves de varias especies que vienen para alimentarse de desechos y restos... ¡ Impresionante!
    Fuimos albergados en el hostal cabañas international , Garcia Reyes 660 . Fono/fax (56)63-212015 cel:09/1782787
     site Web: http://www.hostalinternacional.cl/fra/
    C'est un petit hôtel de charme à l'accueil fort sympathique situé en plein centre-ville, pas très éloigné du terminal de bus.
    Les chambres sont confortables avec salle de bain, privées ou collectives,  des petits déjeuners copieux et de qualité, des informations touristiques et des excursions possibles.. on peut laver son linge moyennant paiement. Possibilité de manger dehors. La cuisine est un peu petite, alors il faut s'organiser.
    Nous vous recommandons cet hôtel bien tenu et chaleureux.
    Nous avons commencé notre périple autour de Valdivia en découvrant "la bahia de Corral".
    De San Ignacio en Los Molinos:
    Une Micro (minibus) nous a conduits jusqu'à San Ignacio où nous avons démarré une randonnée qui nous a menés à "la pointa mision" par "un camino costanero". Nous avons pu admirer une côte escarpée que alterna borde de playa y acantilados. Les paysages sont superbes rappelant par leur découpage la bretagne. Por encima de un pequeño arroyo, fuimos maravillados por un salto de agua propulsado por la colina. Nous poursuivîmes notre périple jusqu'à la pointe mission et prîmes alors "una ruta" qui surplombait la mer pour rejoindre Los Molinos où nous nous restaurèrent au restaurant "La Mariscoteca" spécialisé en poissons et fruits de mer.
    De Los Molinos en Corral:
    Nous avons rejoint Niebla afin de prendre le bateau pour Corral via "la Isla de Mancera".
     Au XVIIème siècle les espagnol construisent les forts de Niebla, de Corral et de Mancera. Ces derniers servaient à la fois de forts de garnison, de prison principalement en direction des prisonniers politiques. De cette façon, l'Espagne s'assurait une surveillance continuelle de  la zone et de ses habitants. Valdivia se met à dépendre de la Charge de capitaine Générale du Chili.
    Entre 1850 et 1870, une colonie allemande s'installe au Chili.
    A Valdivia restent des industriels, des artisans et des  intellectuels. À la fin du XIXe siècle, l'industrie valdiviane a un grand essor au Chili avec des fabriques, des brasseries, des usines de fontes et des chantiers navals de renom, entre autres. Au début du xxème siècle sont inaugurés les hauts fourneaux de Corral et l'on voit apparaître des entreprises de cabotage et d'exploitations forestières.
    Toutes ces industries tombent en désuétude après que, lors de la 2nde guerre mondiale, les capitaux allemands aient été placés sur listes noires internationales.
    En 1954, Valdivia verra la création de l'université australe donnant ainsi à la ville un caractère culturel. Le développement de l'agro-alimtaire pouvait laisser supposer un nouvel essor économique pour la région.
    Le 22 mai 1960, un tremblement de terre fouette la région. Valdivia est l'épicentre du mouvement tellurique. Il y eu de nombreuses victimes et de nombreuses maisons furent détruites  changeant considérablement la physionomie de la ville. l'affaissement des terrains vit la disparition des bas quartiers et l'apparition de lagunes qui donnent aujourd'hui cette embouchure.Les industries disparaissent pour la plupart d'entre elles. La puissance industrielle s'affaiblit considérablement laissant la place aux activités touristiques. 
    Corral:
    Basse-cour en espagnol, compte 3.600 habitants environ. C'est le port principal de Valdivia où  débarquent les produits qui  chargés dans des barcasses, montent en amont jusqu'à la ville. Ici les premiers colons allemands sont arrivés en 1850. Aujourd'hui il a un quai important mécanisé pour l'exportation  de sable et de graviers et l'importation de nombreux produits
     Corral est une ville du sud du Chili, placée dans la X Région des Lacs, dans la  la baie du même nom, l'embouchure du Río Valdivia, à 15 kms de la Valdivia, la capitale provinciale, et à 850 kms de Santiago,  capitale du Chili.
    brouillard en espagnol, est la station balnéaire la plus importante de Valdivia. Elle se trouve à 15 kms de cette ville en marchant vers l'embouchure de la rivière Valdivia. Elle vit surtout du tourisme grâce à une belle plage et ses spécialités de fruits de mer. Autrefois c'était une fortification importante qui protégeait l'estuaire des invasions de l'époque espagnole.
    L'île de Mancera
    se trouve dans le milieu de la baie de Corral. Elle possède un chemin piétonnier qui fait le tour de l'ïle  et permet de découvrir  une crique pittoresque encore utilisé par des pêcheurs.Le principal intérêt semble être le château San Pierre de Alcántara dont la construction date de 1645 ainsi que les vestiges d'une église baroque construite en 1777. Autour de l'île, nous pouvons découvrir des petites plages, cependant, il n'existe pas d'infrastructures touristiques.


     

    La presidente Michelle Bachelet

     

    Élue au scrutin présidentiel du 15 janvier 2006, Michelle Bachelet devient le 11 mars suivant la première femme présidente du Chili. Ancienne opposante au régime Pinochet et militante du Parti socialiste, elle a acquis sa popularité au poste de ministre de la Santé (2000-2002), puis à la direction de la Défense nationale (2002-2004), sous la présidence de Ricardo Lagos, auquel elle succède.

    Opposante àau dictateur..

     Née à Santiago, Michelle Bachelet est la fille d’une archéologue et d’un général d’aviation. Elle poursuit sa scolarité primaire au gré des mutations paternelles et séjourne aux États-Unis en 1962-1963. Après des études secondaires à Santiago, elle s’intéresse à la sociologie et à l’économie, mais préfère s’orienter vers la médecine (université du Chili, 1970) avec la vocation de soulager les souffrances et de contribuer à améliorer les conditions sanitaires de ses compatriotes. Alors que Salvador Allende met en œuvre le programme de l’Unité populaire, elle est une dirigeante étudiante de la Jeunesse socialiste.

    Après le coup d’État du général Pinochet, qui met fin le 11 septembre 1973 au gouvernement de Salvador Allende, le père de Michelle Bachelet, accusé de trahison, meurt sous la torture en 1974. Engagée au sein du Parti socialiste et auprès des persécutés du régime, elle est elle-même arrêtée l’année suivante, avec sa mère. Elle est enfermée et torturée pendant plusieurs jours à la Villa Grimaldi, l’un des principaux centres de la police politique chilienne, et, à sa libération, elle part en exil, d’abord en Australie, puis en Allemagne de l’Est, où elle poursuit ses études de médecine à l’université Humboldt de Berlin.

    De retour au Chili en 1979, elle obtient son diplôme de médecin chirurgien en 1982. Alors qu’elle se voit empêchée d’exercer au sein du service public pour des « raisons politiques », une bourse lui permet de se spécialiser en pédiatrie. Elle continue à lutter contre la dictature par ses activités clandestines au sein du Parti socialiste et œuvre dans des organisations de protection de l’enfance. Avec la chute du régime Pinochet, en 1990, elle s’investit dans le vaste chantier de reconstruction du système de santé chilien.

    Quelques années après le retour de la démocratie, Michelle Bachelet prend conscience de la difficile normalisation des relations entre la société civile et l’armée, et étudie la stratégie militaire à l’Académie nationale des études politiques et stratégiques du Chili. En 1997, elle poursuit ses études en sciences militaires au Collège interaméricain de défense à Washington. À son retour, elle travaille comme conseillère au ministère de la Défense.

    Entrée dès 1995 au comité central du Parti socialiste, elle est réélue en 1998 et participe en 1999 à la campagne présidentielle du candidat socialiste Ricardo Lagos. Après son élection à la présidence de la République, en 2000, celui-ci lui confie le portefeuille du ministère de la Santé. Par son franc-parler et sa spontanéité, elle conquiert rapidement une forte popularité auprès de la population chilienne. En 2002, elle est nommée ministre de la Défense et devient la première femme à ce poste en Amérique latine. Compte tenu de son histoire familiale, cette nomination revêt une forte dimension symbolique et est interprétée comme le signe d’un Chili réconcilié capable de tourner la page du passé.

    Michele Bachelet, la présidente...Blog du comité de soutien: http://216.176.177.42/

     

    Forte de sa popularité, Michelle Bachelet est choisie pour briguer la succession de Ricardo Lagos. Elle quitte le gouvernement en octobre 2004 afin de se consacrer à sa campagne présidentielle et devient la candidate de la Concertation démocratique, une coalition de centre-gauche rassemblant les socialistes et les démocrates-chrétiens. Avec comme slogan de campagne Estoy contigo (« Je suis avec toi »), elle incarne une politique plus proche des citoyens et de leur quotidien. Et même si elle accumule, selon ses propres termes, « tous les péchés », puisqu’elle est une femme, socialiste, mère célibataire et agnostique, dans un pays très majoritairement catholique et conservateur, elle parvient à surmonter les préjugés.

    Au premier tour du scrutin, elle arrive en tête avec 45,9 p. 100 des voix. Elle est élue au second tour le 15 janvier 2006, avec 53,4 p. 100 des voix contre 46,5 p. 100 des suffrages pour son adversaire de droite, Sebastian Pinera. Plaçant son action dans la continuité du président sortant, soit une combinaison d’économie libérale et de social-démocratie, elle lui imprime une orientation plus sociale et entend axer son gouvernement sur l’emploi, la sécurité sociale, le système des retraites, l’éducation publique, les femmes, la santé et l’environnement. Elle se fixe aussi comme priorité de lutter contre la pauvreté, qui touche près de 20 p. 100 de la population (contre 40 p. 100 au début des années 1980), et de réduire les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, qui se sont accrues depuis le retour de la démocratie. Elle met en place un gouvernement strictement paritaire, composé de dix femmes et de dix hommes.

     

    Santiago le 23.12.06

    Le retour d'Argentine fut épique.. Nous partîmes vers 21.45 de Mendoza... et arrivâmes vers 23.30 à la Frontière.. Beaucoup de monde à cette heure tardive... et pour ajouter à l'ambiance, un chilien a eu la bonne idée de passer de la nourriture (fruits, légumes...) dans ses bagages, ce qui est strictement interdit...  ce fut long, très long et devinez quoi....interminable... Le chauffeur du Car ayant décidé de rattraper le temps perdu, je ne vous dis pas à quelle vitesse nous avons redscendu les multiples lacets pour rejoindre Santiago le 23 à 5 heures... à une heure où tout est fermé... Bonjour la galère... Nous terminames notre nuit sur les bancs de terminal Sur de buses de Santiago...
    ce qui nous permettra de faire un Barbecul de Noël sous une pergola sur laquelle poussait une treille.
    Nous avions loué nos hébergements dans un hospedaje kitch habité par une mamie, son employé et dos peros... "Petits caniches peluches pour vieux" comme dirait Didier Super...:  www.didiersuper.com
    Ces saletés de clebs ont becqué ce qui nous restait de "pollos"... pourtant bien emballés...
    Nous ne vous donnerons pas les coordonnées car elle a vendu et en mars ce sera fermé!
    Nous resterons 2 jours avant de descendre vers le Sud, vers Valdivia... Mon regret ne pas avoir eu le temps de visiter Santiago et de n'avoir vu la Moneda que de loin...
     

    gastronomie Mendozane suite

    Honnêtement, qui n'a jamais entendu parlé de la viande argentine?

    En tout cas, pour ceux qui ont eu la chance d'y goûter, le plaisir et la délectation étaient au rendez vous..
    Imaginez un immense barbecul se lequel grillent boudin, saucisses, ris de veau, poulet, boeuf afin de vous servir de succulentes parillas ou asados (grillade mixte) ...
    La churrasquería( rôtisserie) est une institution en Argentine. Les plus importantes disposent d'un asador, feu de bois dur, sur lequel rôtissent, à la chaleur de la flamme, durant deux heures, le bœuf, les cochons de lait et les chevreaux. Les grillades sont accompagnées de salades et souvent d'une sauce (chimichurri) à l'oignon, ail, piment, vinaigre, persil et huile assez relevée.
     
    Ci dessous, quelques plats et légumes, outre les grillades classiques:
    • Veau à la braise
    • Soupes dont celle de quinoa
    • Empañadas:pâte sablée salée farcie de viande (carne de vaca u pollo u  jamón y queso) agrémentée de petits légumes (oignons, tomates,poivrons,etc..) accompagnée d'aji (sauce au piment)
    • Fromages de chèvre
    • nombreuses tartes aux fruits
    • légumes divers produits sur place (asperges, poivrons, tomates ...)
    • Pastel de Choclo plat à base de maïs très tendre et de viande (carne de lomo ou pollo) présenté sous forme de gratin.
    • Pastel de papas
    • Le Locro  est un plat traditionnel longuement mijoté, mi-soupe, mi-cassoulet, où les grains de maïs se mélangent aux haricots blancs. Les viandes variées lui donnent toute sa saveur: queue de bœuf, pied de porc, charque, gras-double, chorizo... Une sauce relevée faite d'oignons, de piment, de poivron accompagne le locro.
    •  côté dessert, le dulce de leche , confiture de lait signifie "douceur de lait" en español

     une boisson typique de l'argentine, le Maté, boisson traditionnelle des Gauchos, infusion de Hierba de Maté (cultivée principalement dans les régions de Corrientes et de Misiones), se boit chaude ou froide (Terere) à l'aide de pipettes (généralement avec un bec d'argent) et dans une calebasse ou récipient à Maté souvent en argent et toujours bien décoré.

    Pablo Neruda:«La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité.»

    *Pablo Neruda

    Données biographiques

    par Guy Wagner

    Pablo Neruda, de son vrai nom: Neftali Ricardo Reyes, naît le 12 juillet 1904 à Parral (Chili) comme fils d’un conducteur de trains. Son premier apprentissage est la nature: “Mon enfance, ce sont des souliers mouillés, des troncs cassés / Tombés dans la jungle, décorés par les lianes.” C’est la découverte du “monde du vent et du feuillage.”

    De 1910 à 1920, il a fréquenté le gymnase pour garçons de Temuco, à treize ans déjà, il publie ses premiers poèmes et textes en prose. A partir de 1921, il étudie la langue et la littérature françaises à Santiago et la pédagogie. Il choisit son pseudonyme en hommage au poète tchèque Jan Neruda (1834-1891), et veut devenir professeur de français. Il se fait très rapidement une renommée avec ses publications et des récitals de poésie.

    A dix-neuf ans, il publie son premier livre: “Crépusculario” (Crépusculaire). Suit, un an plus tard: “Veinte poemas de amor y una cancion desesperada” (Vingt Poèmes d’amour et une Chanson désespérée).

    En 1927, Neruda entre au service diplomatique. Il devient consul à Rangoon, Colombo, Batavia, Calcutta, Buenos Aires. En 1932, il retourne dans sa patrie, en 1933, il publie “Residencia en la tierra” (Résidence sur la Terre). A partir de 1935, il est consul en Espagne où il entretien des relations amicales avec Federico Garcia Lorca qu’il avait connu à Buenos Aires et qui aura une influence déterminante sur sa vie et son oeuvre, mais aussi avec Rafael Alberti et Guillén. Après le putsch fasciste de Franco du 18 juillet et l’assassinat de Garcia Lorca, Neruda se fait  l’avocat de la République espagnole. Il est révoqué comme consul et commence “Espagna en el corazon” (L’Espagne au Coeur) qu’il publie en 1937 et dans lequel il franchit un pas décisif dans sa démarche. Son chant, “de sombre et solitaire, devient solidaire et agissant” (Jean-Paul Vidal). La même année, il fonde le “Comité hispano-américain pour le Soutien à l’Espagne” et l’“Alliance des Intellectuels chiliens pour la Défense de la Culture”. Il fait des voyages au Mexique, à Cuba et au Pérou. Il visite la forteresse inca de Macchu Picchu. En 1945, il est élu au Sénat et devient membre du parti communiste chilien.

    En 1946, Neruda dirige la campagne électorale de Gonzalez Videla, qui, après son élection comme président, se révélera être un dictateur farouchement anticommuniste. Le poète réagit par un discours au sénat portant le célèbre titre d’Emile Zola: “J’accuse!” Il peut à peine échapper à son arrestation et se réfugie à l’étranger. Son exil en Europe le conduit en URSS, en Pologne, en Hongrie, en Italie. Il visitera également l’Inde et le Mexique. C’est là que paraîtra en 1950 son “Canto General”, écrit dans la clandestinité. L’oeuvre est immédiatement interdite au Chili.

    En 1949, Neruda est devenu membre du Conseil Mondial de la Paix à Paris, en 1950, il obtient, ensemble avec Pablo Picasso, le Prix International de la Paix. Il rencontre la femme de sa vie, Matilde Urrutia qui l’inspire pour des poèmes d’amour d’une fulgurante beauté: “Cien sonetos de amor” (La Centaine d’Amour, 1959). De retour au Chili en 1952, il publie en 1954 les “Odes élémentaires”. En 1957, il devient président de l’Union des Ecrivains chiliens, l’année suivante il publie: “Extravagario” (Vaguedivague). Cette même année, tout comme en 1964, il soutient pleinement la campagne électorale de Salvador Allende Goossens comme candidat à la présidence de la République. En 1964, Neruda publie “Memorial de Isla Negra”, le retour sur son passé et son rêve d’une humanité plus fraternelle. En 1965, il est nommé “Doctor honoris causa” de l’Université d’Oxford.

    Sa seule pièce de théâtre: “Fulgor y muerte de Joaquin Murieta” (Splendeur et Mort de Joaquin Murieta) est créée en 1967. Neruda publie, coup sur coup, “La Barkarole” (La Barcarole), “Las manos del dia” (Les Mains du Jour) et “Arte de pajaros” (L’Art des Oiseaux). En 1969, le parti communiste le désigne comme candidat aux élections présidentielles, mais Neruda renonce en faveur d’Allende comme candidat unique de l’Unidad Popular. Après l’élection d’Allende, Neruda accepte le poste d’ambassadeur en France où il rencontrera Mikis Theodorakis et où il publiera “La espada encendida” (L’Epée de flammes) et “Las piedras del cielo” (Les Pierres du Ciel), livres, dans lesquels sa méditation sur la solidarité nécessaire et le silence du monde, atteint son expression la plus intense.

    Le 21 octobre 1971, Pablo Neruda obtient, après Gabriela Mistral en 1945 et Miguel Angel Asturias en 1967, comme troisième écrivain d’Amérique Latine, le Prix Nobel de Littérature. En 1972, il retourne au Chili et est triomphalement accueilli au stade de Santiago. Neruda rédige: “Incitacion al Nixoncidio y elogio de la revolucion” (Incitation au Nixoncide et éloge de la Révolution).

    Le 11 septembre 1973, la clique autour de Pinochet et le CIA renversent le président élu du Chili, Salvador Allende, et l’assassinent. La maison de Neruda à Santiago est saccagée et ses livres sont jetés dans les flammes. Le poète et homme politique meurt le 24 septembre 1973. Son inhumation devient, malgré une surveillance policière effrayante, une manifestation de protestation contre la terreur fasciste. En 1974, l’autobiographie de Neruda: “Confieso que he vivido” (Je confesse que j’ai vécu), paraît à titre posthume. © Guy Wagner

    Bibliographie:
    J. Marcenac: Pablo Neruda, Seghers 1971

    E. Rodriguez-Monegal: Le voyageur immobile, Gallimard, 1973

    Articles:

    Jean-Paul Vidal in: Grande Encyclopédie Larousse (p.8472)

    Josy Braun: Ein Krebsgeschwür das Junta heisst, in: Phare /tageblatt (L), 29.9.1973

    Guy Wagner: Autodafé, ibid.

    Robert Gliedner: Der Tod Nerudas, in: Phare, 8.10.73
     
    Oda al Mar
     
    AQUÍ en la isla
    el mar
    y cuánto mar
    se sale de sí mismo
    a cada rato,
    dice que sí, que no,
    que no, que no, que no,
    dice que si, en azul,
    en espuma, en galope,
    dice que no, que no.
    No puede estarse quieto,
    me llamo mar, repite
    pegando en una piedra
    sin lograr convencerla,
    entonces
    con siete lenguas verdes
    de siete perros verdes,
    de siete tigres verdes,
    de siete mares verdes,
    la recorre, la besa,
    la humedece
    y se golpea el pecho
    repitiendo su nombre.
    Oh mar, así te llamas,
    oh camarada océano,
    no pierdas tiempo y agua,
    no te sacudas tanto,
    ayúdanos,
    somos los pequeñitos
    pescadores,
    los hombres de la orilla,
    tenemos frío y hambre
    eres nuestro enemigo,
    no golpees tan fuerte,
    no grites de ese modo,
    abre tu caja verde
    y déjanos a todos
    en las manos
    tu regalo de plata:
    el pez de cada día.


    Aquí en cada casa
    lo queremos
    y aunque sea de plata,
    de cristal o de luna,
    nació para las pobres
    cocinas de la tierra.
    No lo guardes,
    avaro,
    corriendo frío como
    relámpago mojado
    debajo de tus olas.
    Ven, ahora,
    ábrete
    y déjalo
    cerca de nuestras manos,
    ayúdanos, océano,
    padre verde y profundo,
    a terminar un día
    la pobreza terrestre.
    Déjanos
    cosechar la infinita
    plantación de tus vidas,
    tus trigos y tus uvas,
    tus bueyes, tus metales,
    el esplendor mojado
    y el fruto sumergido.


    Padre mar, ya sabemos
    cómo te llamas, todas
    las gaviotas reparten
    tu nombre en las arenas:
    ahora, pórtate bien,
    no sacudas tus crines,
    no amenaces a nadie,
    no rompas contra el cielo
    tu bella dentadura,
    déjate por un rato
    de gloriosas historias,
    danos a cada hombre,
    a cada
    mujer y a cada niño,
    un pez grande o pequeño
    cada día.
    Sal por todas las calles
    del mundo
    a repartir pescado
    y entonces
    grita,
    grita
    para que te oigan todos
    los pobres que trabajan
    y digan,
    asomando a la boca
    de la mina:
    "Ahí viene el viejo mar
    repartiendo pescado".
    Y volverán abajo,
    a las tinieblas,
    sonriendo, y por las calles
    y los bosques
    sonreirán los hombres
    y la tierra
    con sonrisa marina.
    Pero
    si no lo quieres,
    si no te da la gana,
    espérate,
    espéranos,
    lo vamos a pensar,
    vamos en primer término
    a arreglar los asuntos
    humanos,
    los más grandes primero,
    todos los otros después,
    y entonces
    entraremos en ti,
    cortaremos las olas
    con cuchillo de fuego,
    en un caballo eléctrico
    saltaremos la espuma,
    cantando
    nos hundiremos
    hasta tocar el fondo
    de tus entrañas,
    un hilo atómico
    guardará tu cintura,
    plantaremos
    en tu jardín profundo
    plantas
    de cemento y acero,
    te amarraremos
    pies y manos,
    los hombres por tu piel
    pasearán escupiendo,
    sacándote racimos,
    construyéndote arneses,
    montándote y domándote
    dominándote el alma.
    Pero eso será cuando
    los hombres
    hayamos arreglado
    nuestro problema,
    el grande,
    el gran problema.
    Todo lo arreglaremos
    poco a poco:
    te obligaremos, mar,
    te obligaremos, tierra,
    a hacer milagros,
    porque en nosotros mismos,
    en la lucha,
    está el pez, está el pan,
    está el milagro.


    Pablo Neruda

    un oubli de taille: la mort du dictateur

     
     Qu'il est agréable d'arriver dans un pays où l'on a eu la délicatesse de brûler les ordures avant votre arrivée
     
    mardi 12 décembre 2006, 21h15 : El traitor es muerte:
    "Pas une feuille d'arbre ne bouge dans ce pays sans que ce soit moi qui la bouge" Pinochet
     
    Originaire d'une famille modeste, Augusto Pinochet obtient le grade sous-lieutenant dès 1939 après des études militaires. Quatorze ans plus tard, il obtient le grade commandant dans l'armée chilienne. Sa carrière ne connaît pas de ralentissement et en 1970, Eduardo Frei (président du Chili depuis 1964) le nomme général de brigade puis général de division.
    Le coup d'Etat du 11 septembre
    Sous la présidence de Salvadore Allende - dont Pinochet est proche : http://search.msn.fr/results.aspx?q=http%3A//politique.fluctuat.net/augusto-pinochet.html%20  

     
    L'ancien dictateur chilien sera incinéré mardi à Santiago, la capitale et ne recevra que les honneurs militaires, conformément à la décision prise par Michelle Bachelet, la présidente du Chili
     Augusto Pinochet s'est éteint à 91 ans dimanche à l'hôpital militaire de Santiago où il avait été hospitalisé il y a une semaine après une crise cardiaque. Dès l'annonce de sa mort, des centaines de ses partisans sont venus lui rendre hommage. L'ancien homme fort du Chili, au pouvoir entre 1973 et 1990, avait imposé l'un des régimes militaires les plus répressifs d'amérique du sud Il n'a jamais répondu de ses
    crimes devant la justice . 
    La disparition de l'ancien dictateur devrait aboutir au classement automatique des poursuites lancées contre lui dans plus de 300 dossiers de violations des droits de l'homme. Une frustration pour toutes les familles des victimes.
     
                          http://www.chris-kutschera.com/torture.Chili.htm
     
    Funérailles de Pinochet, ses opposants fêtent l'ancien président Salvador Allende
    Le jour des funérailles d'Augusto Pinochet était un jour de fête pour les opposants de l'ancien dictateur chilien
    Plus d'un millier de défenseurs des droits de l'homme ont manifesté aujourd'hui dans la capitale pour rendre hommage à l'ancien président Salvador Allende. Celui-ci avait été renversé le 11 septembre 1973 par la junte militaire dirigée par Pinochet. "Nous ses compagnons sommes très heureux aujourd'hui" dit cet homme. "Mais nous n'oublions pas que nous devons continuer la lutte pour la vérité et la
    justice dans ce pays". Plus de 3.000 opposants ont été tués sous la dictature, et 30.000 autres ont été torturés par la police secrète, la DINA.
    Ses opposants se sont rassemblés par milliers dimanche Place d'Italie pour célébrer sa disparition: Klaxons, danse et cris de joie.
     
    Salvador Allende presidente de Chile: 3 novembre 1970/ 11 septembre 1973
     "Celui qui pense qu’au Chili, un coup d’État militaire se fait comme dans d’autres pays d’Amérique, avec un simple changement de garde à la Monnaie, se trompe drôlement. Ici, si l’armée sort de la légalité, il y aura un bain de sang."

    Le 3 novembre 1970, Le candidat de l'Unité populaire (regroupant le Mouvement de la gauche révolutionnaire et le Parti communiste), est élu président de la République du Chili avec un peu plus du tiers des suffrages. Il mettra en œuvre une importante politique de réforme agraire et de nationalisations. Le 11 septembre 1973, les forces armées du général Pinochet, avec le soutien de la CIA, assassineront Salvador Allende dans son palais de la Moneda.
     
    Issu de la bourgeoisie chilienne, Salvador Allende fonde le parti socialiste chilien en 1933 à l'âge de 25 ans. Sa carrière politique connaît une ascension fulguante : Elu à la chambre basse du Congrès à 29 ans, Ministre de la Santé à 31 (il inventa la sécurité sociale pour les ouvriers )sénateur à 37, fonction qu'il occupera pendant un quart de siècle.
    Malgré ces francs succès, Salvadore Allende n'arrive à la tête de l'Exécutif chilien qu'en 1970. Le président sortant Eduardo Frei ne peut se représenter. Les démocrates chrétiens choisissent le très modéré Radomiro Tomic comme candidat ce que la droite "nationale" ne peut accepter. Face à ces divisions, Allende réussit à créer une unité de la gauche (l'unité populaire) et obtient 36,3 % des voix à la tête de cette coalition. L'élection est validée par le Parlement grâce au soutien de la démocratie-chrétienne. Pour la première fois, un socialiste accède par les urnes à la tête d'un pays d'Amérique latine.
    Chili: le sort des prisonniers disparus: http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=1198
    Résistance à la dictature: http://www.resistances.be/chili10.html
    Arrestation de Pinochet 16 octobre 1998 par le juge espagnos Baltasar Garzon: http://toutsurlechili.free.fr/?L-arrestation-de-Pinochet,024

    Gastronomie argentine en cours

    L'Argentine et les Vins
    La vigne est arrivée en Argentine au 16e siècle avec la conquête de l’Amérique latine. Les cépages qui y furent initialement plantés étaient des cépages productifs et peu qualitatifs, issus de raisins secs (on  parle dans ce cas de « cépages créoles »). C’est un bordelais, Michel Pouget, qui a introduit dans le pays, à partir des années 1850, les cépages qualitatifs venus d’Europe. Comme on pouvait s’y attendre, les cépages bordelais ont eu la part belle. Mais deux cépages auront finalement un succès considérable : le malbec (cépage vedette de Cahors) en rouge et le sémillon (grand cépage bordelais) en blanc. Ce succès est tel que le malbec est aujourd’hui cultivé sur environ 50 000 ha, soit presque deux fois la surface totale de la Champagne…
    Après une période difficile dans les années 1940, marquée par la faiblesse des échanges avec l’étranger et donc par une consommation principalement locale (93 L/habitant/an, en moyenne), le vignoble a pris son essor, atteignant, avec ses 390 000 ha, le rang de 5e producteur mondial. Depuis la fin des années 1990, la tendance est à une perte de vitesse des vins de consommation courante baisse au profit d’un développement des vignobles plus qualitatifs.
    Le vignoble argentin présente, au-delà de l’encépagement, des spécificités importantes en termes de terroir et de techniques viticoles.
    Première caractéristique : c’est un vignoble d’altitude. L’altitude est un paramètre clef de la définition des terroirs argentins. Elle joue en effet un rôle majeur dans la régulation thermique et donc dans le micro-climat qui caractérise chaque vignoble. Elle remplace, notamment à Mendoza, l’influence maritime ou océanique que connaissent la plupart des autres grands vignobles européens (Mendoza est à 1100km de l’Atlantique et à 500 km du Pacifique, derrière la cordillère des Andes). Enfin, l’altitude est d’autant plus importante que la composition minérale des sols de Mendoza est presque partout semblable (pas de calcaire, beaucoup de potassium, alluvions tractés via les Andes) aux différences de texture près (sols plus ou moins de caillouteux et donc caractérisé par des rétentions variables en eau).
    Deuxième caractéristique : l’irrigation et l’absence de porte-greffes. Contrairement à la plupart des vignobles qualitatifs européens, l’irrigation est autorisée en Argentine. Celle-ci est nécessaire, vue l’intense sécheresse qui caractérise l’essentiel des sols. Elle n’est cependant pas conduite, dans les meilleurs vignobles, dans l’optique « technologique » des pratiques modernes, utilisées dans les pays du Nouveau Monde (et notamment en Australie). L’irrigation argentine est une irrigation traditionnelle (par inondation), déjà pratiquée par les indiens qui diffère fondamentalement du « goutte à goutte ». Il ne s’agit pas, en effet, d’abreuver la plante à la demande mais de recréer, d’une certaine façon, les caractéristiques hydrologiques des grands terroirs qualitatifs. Ceux-ci se caractérisent, en Europe, par des pluies importantes en hiver et au printemps, qui permettent au sol d’emmagasiner des réserves en eau dans lesquelles la vigne puisera pendant la période, relativement sèche, de maturation. De la même manière, l’irrigation traditionnelle argentine essaye d’imiter ce cycle en irriguant pendant l’hiver et jusqu’à la véraison. On essaye ainsi de doser les quantités d’eau apportées au sol pour avoir, au final, 15 feuilles au minimum pour un rameau supportant une grappe et 15 à 17 rameaux (la floraison dépend largement des éléments emmagasinés par la plante l’année précédente). Cette approche procède d’une réflexion poussée sur le végétal. C’est une donnée capitale pour une viticulture qualitative (relativement peu étudiée en France). Un deuxième objectif de l’irrigation est de contenir le phylloxera, qui n’aime pas l’eau, et ainsi de cultiver des vignes « franche de pieds », dont beaucoup sont particulièrement vieilles. Sur ce type de plants, non greffés, la sève circule mieux et la durée de vie des pieds est supérieure. Enfin, notons que le rendement de la vigne est directement lié au niveau d’irrigation (déjà vrai chez les indiens). Irriguer est donc nécessaire mais avec modération…
    Troisième caractéristique : la durée de maturation des raisins est particulièrement longue, du fait de l’altitude (1,5 à 2 fois plus longue, à cépages identiques, que les durées de maturation européennes). Or cette données est également capitale en termes qualitatifs : plus la période de maturation est lente, plus complexe sera le vin.
    Le Vignoble en Chiffres

    5 ème. Producteur mondial
    210.000 Ha de vignes
    1.800 Caves
    51.0000 Vignobles
    L'Argentine est le cinquième producteur de vins au monde avec 16 millions d'hectolitres par an ce qui fait d'elle la zone productrice d'axe majeur d'Amérique Latine.
    La magie du vin débute en Argentine avec l'arrivée des conquistadores en 1554 qui introduisent les premières vignes dans la région de Santiago del Estero au nord du pays. Son développement dans les régions andines commence réellement au XIX siècle avec l'apparition du système d'irrigation et du chemin de fer et l'arrivée des cépages français accompagnés du savoir faire occidentale. Depuis, la croissance n'a cessé de progresser et à partir de 1980, l'Argentine comprend qu'elle possède un des meilleurs terroirs au monde et réoriente sa production. L'abandon des cultures extensives et l'implantation de vignobles aux variétés plus adaptées, selon les conditions de sol et de climat, avec l'objectif d'élaborer des produit fins de grande typicité, ont enrichi la qualité œnologique des vignobles argentins. La plupart des domaines maintiennent ainsi un style traditionnel pour le marché domestique et un style international avec des vinifications et des élevages très soignés pour le marché d'export.

      Région et climat
    Il existe en Argentine quatre zones principales de production tout au long de la Cordillère des Andes entre les 22° et 42° de latitude sud et représentant 210 448 hectares de vignobles : Mendoza (70%) zone principale, San Juan (22%), La Rioja (3%), Rio Negro (3%) et Salta (1%). La majorité de ces vignobles se situe sur les contreforts des Andes entre 450 et 1800 mètres d'altitude ce qui protège les vignes des vents humides de l'0céan Pacifique.
    La région bénéficie d'un climat aride et tempéré avec des hivers bien marqués, des étés particulièrement chauds et un très bon ensoleillement ce qui crée une amplitude thermique particulièrement intéressante pour l'expression des arômes. L'insuffisance de précipitations oblige l'utilisation d'un système d'irrigation de goutte à goutte ce qui confère de véritables oasis parfaitement délimités. Les sols sont composés de sédiments sableux alluvionnaires avec des sous-sols graveleux et argilo-calcaires.
    La grande amplitude latitudinale combinée avec la topographie des vallées andines conditionnent de grandes variétés écologiques qui permettent l'implantation d'une large gamme de cépages.
     
    Principaux cépages de notre sélection
    Rouges

    Malbec :
    Le Malbec est devenu le cépage par excellence de l'Argentine. Cette variété à maigre plasticité, naît dans le sud-ouest de la France, s'adapte à merveille dans cette région où l'ensoleillement et la fraîcheur nocturne assouplissent ses tanins et exhibent son velours. Ce qui fait que les vins Malbec en argentines soient d'excellente qualité avec une couleur rouge intense et des arômes de pruneaux, fruits rouges, encre et anis. Il est également apte à l'élaboration de vins rosés par son caractère fruité. Ce cépage rempli de typicité donne lieu à la première appellation d'origine contrôlé : Lujan de Cuyo
    .Cabernet Sauvignon :
    Il intègre seul ou accompagné la majorité des vins fins argentins de grande qualité. Ce cépage difficile à domestiquer enrichi sont bouquet avec l'âge et atténue sa naturelle astringence. Exigeant une soigneuse élaboration, les résultats obtenue en Argentine justifient cet effort. Sa grappe est libérée, de couleur bleuté et ses arômes rappellent le cassis, les fraises et le piment selon les régions.

    Merlot :
    C'est un cépage de notable personnalité, très fin et au profil similaire à celui du Cabernet Sauvignon mais avec un caractère plus atténué. Moins acide et plutôt fruité ces vins mûrissent rapidement et demeurent ainsi léger. En Argentine, il obtient des résultats optimum dans la zone haute de la rivière Mendoza, à Cruz de Piedra.

    Syrah :
    Son origine est encore en discussion, mais il évoque inévitablement Shiraz dans l'ancienne Perse. Très utilisé pour élaborer la base des vins de la zone Côte du Rhône, il présente un caractère somptueux, avec une fine texture, un goût attractif d'épices et un long souvenir au palais qui demande du temps afin d'acquérir une personnalité. En Argentine plusieurs vignobles l'élaborent en tant que mono-cépage avec des résultats qui accumulent les éloges.

    Blancs

    Chardonnay :
    Il est considéré comme étant le plus haut dans la hiérarchie des blancs. Originaire de France, son raisin compact et petit offre de vins très équilibrés avec des arômes qui rappellent la pomme, le melon, la pèche et la noix ou l'amande lorsqu'il a bien mûrit. On l'utilise pour élaborer des vins blancs de grande finesse dans les régions hautes du Río Mendoza, la Vallée de l'Uco, San Rafael et la Vallée du Río Negro
    Viognier :
    Originaire de l'actuelle Bosnie son implantation dans notre pays date de 1993. Utilisé en France pour élaborer les vins de Condrieu, il se montre plutôt typique et attractif sur les terres argentines. Ses arômes intenses à fruit tropicaux et fruits avec noyaux apportent une saveur particulière qui offre un goût onctueux, voire beurré.
    Sauvignon Blanc :
    Variété française très fine qui se récolte en général avant de mûrir afin de conserver son acidité et de lui conférer ce caractère sec si particulier. Ce vin complexe qui enrobe le palais offre des arômes de cassis, et présente souvent l'odeur de " pierre à fusil ". Grâce à un excellent travail de la " Estacion Mendocina ", centre de recherche de l'Institut du Vin, ces vins présentent un profil intéressant qui ouvre des nouvelles perspectives.

    Argentine

    Quoiqu'en régression depuis 15 ans, le vignoble argentin occupe quelques 200.000 hectares répartis sur 1.700 kilomètres du nord au sud. Sa production de 20 millions d'hectolitres place l'Argentine au cinquième rang mondial, du moins pour la quantité.

    La qualité n'est pas à la hauteur de la quantité : rares sont les bodegas cherchant à faire un vin de qualité. Seulement 5% de la production sont destinés à l'exportation.

    Comme dans d'autres contrées, une certaine confusion sur les cépages règne encore :

    • le soi-disant riesling est souvent du sylvaner,
    • le cabernet sauvignon n'en est pas toujours...

    Mendoza

    La province de Mendoza, qui concentre à elle seule les deux tiers de l'encépagement, a une production intensive, et la ville de Mendoza accueille d'énormes installations vinicoles.

    Cépages rouges :
    le malbec donne les meilleurs résultats, regorgeant d'arômes profonds de cassis mûr et d'épices. Il est souvent assemblé avec du barbera ou du cabernet sauvignon. A côté de ces trois cépages, on trouve les bonarda, merlot, tempranillo, syrah, grenache, nebbiolo, pinot noir, et cabernet franc.
    Le malbec donne le meilleur rouge.

    Cépages blancs : chenin, pedro jimenez (ainsi appelé à tort), sémillon, tokay friulano, ugni blanc. Et maintenant un peu de chardonnay, riesling, pinot blanc, sauvignon, et sylvaner. Mais surtout le torrontés, qui donne ici le meilleur de lui-même.

    Cépages à vins rosés : criolla grande (en régression), cereza, moscatel rosado.

    L'Argentine du 19 au 22 décembre 2006

    Mardi 19 décembre:
     dès potron-minet nous avons pris le car pour rejoindre Mendoza en Argentine... Nous partîmes à 7.30 de Valparaiso et sommes arrivés vers 16.00 à Mendoza, un long voyage qui nous a conduit à travers la cordillère des Andes... Une virée aux multiples lacets digne  des meilleurs films d'aventure .
    le paysage était vraiment à la hauteur des espérances!
    La frontière est située à 3000 mètres d'altitude: Gare à celui qui veut passer des produits alimentaire... C'est aussi recherché que la drogue... mais les conséquences sont largement moins graves... Juste la saisie de la marchandise...
     A Mendoza, nous nous sommes aussitôt dirigés vers la casa pueblo, un hospedje que nous vous recommandons:  accueil chaleureux, hôtes super sympathiques (Merci à Claudia, Daniel et Diego), fréquentés par une multitude de personnes de nationalités variées, locaux nickels , super ambiance.
    De nombreux étudiants logent à l'année et comme c'était les grandes vacances scolaires ( et oui c'est l'été en amérique du Sud), nous avons pu  nous délecter d'un barbecul de viandes argentines accompagnés de crus Argentins ( cépages Malbec, cabernet-sauvignon, syrah) pour las despedidas.... Un délice! je vous donne les coordonnées de ce lieu charmant où pour 18 pesos argentins (4.5 €) vous pouvez dormir, vous doucher, lire, aller sur internet, regarder la télé, vous faire à manger,avec en plus la possibilités de rencontres enrichissantes. J'oubliais, le petit déjeuner est compris...
    Allez-y sans souci.
    Symbolique du drapeau argentin

                    Le Général Belgrano conçut ce drapeau en référence à la cocarde blanche et bleue arborée par les opposants au régime colonial espagnol.  Selon une anecdote, le général aurait été inspiré en observant le ciel sur les rives du Parana. 

    Le Soleil de Mai placé au centre est relié à la nouvelle ère de liberté et rappelle le 25 mai 1810, date de déclaration de la guerre de libération nationale qui mena l’Argentine à son indépendance :  l’apparition du soleil sur la place de Buenos Aires y aurait été perçue comme un bon présage. 

     

    dimanche 17 décembre, découverte de Valpo

     
    Sous le soleil, nous sommes allés découvrir valparaiso... Tout d'abord tour des cerros avec la micro o (162 maintenant) jusqu'à l'université où Lila fait ses humanités cette année scolaire... La ville est magnifique tant les couleurs sont présentes, les rythmes variés, le mélange des styles constant... Retour à pieds jusqu'au port... Une belle journée!
    Valparaiso est la ville de tous les contrastes où pauvreté côtoie richesse, les maisons délabrées juxtent les belles demeures, les gens installés croisent les gens qui s'auto-embauchent sans aucunes certitudes...
    Un point noir, l'ultra libéralisme a fait beaucoup de dégats notamment dans le domaine des infrastructures et de l'Éducation... Imaginez,  seule la culture est taxée à plus de 10%... Les bibliothèques sont pauvres et possèdent peu d'ouvrages... Normal, si on lit, on peut réfléchir... Les militaires n'aimaient pas ça...
    L'armée reste très présente comme si elle ne voulait pas admettre qu'un page a été tournée... (Au fait, merci aux autorités chiliennes qui ont nettoyé les ordures avant notre venue...), même les policiers portent tous un gilet pare-balles...
    Enfin, espérons que la démocratie va s'installer durablement.. Ce pays et ses habitants le méritent...
     un lien intéressant en espagnolou anglais: http://www.rutavalparaiso.cl/web/index.htm 

    histoire du 4 mats dans le port de Valparaiso

    CHILI

    L’ESMERALDA, NAVIRE ÉCOLE
    ET CENTRE DE DÉTENTION ET DE TORTURE




    Amnesty International
    Index AI : AMR 22/006/2003
    Section française
    23 juin 2003


    Contexte

    À la suite du coup d’État du 11 septembre 1973, la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir s’est immédiatement lancée dans un programme de répression systématique à grande échelle, obtenant ainsi un pouvoir absolu sur les ressources de l’État et les utilisant pour commettre des violations des droits humains. Les garanties constitutionnelles ont été suspendues à l’aide de plus de 3500 décrets de lois et de quatre «lois constitutionnelles» passées ces dernières années. Le Congrès a été dissout et un état de siège national a été décrété. À cette période, des centaines de personnes étaient détenues et beaucoup d’autres ont été exécutées sommairement, une politique d’Etat de «disparition» a été mise en place et la torture a été systématiquement utilisée.

    Avec le retour du gouvernement civil en 1990, deux organismes ont été créés à deux périodes différentes afin de rassembler des informations permettant d’élucider les «disparitions», les exécutions sommaires et les morts causées par la torture perpétrée par des agents de l’État. La Commission nationale pour la vérité et la réconciliation (connue sous le nom de Commission Rettig, Comisión Nacional de Verdad y Reconciliación) a été mise en place par l’administration du président Patricio Aylwin et a publié un rapport en mars 1991. Le Comité national de réparation et de réconciliation a été créé en 1992 pour succéder à la Commission nationale pour la vérité et la réconciliation (Commission Rettig). Elle a publié son rapport final, au terme de son mandat, en 1996. Les découvertes de ces deux commissions ont officiellement renseigné 3197 cas de victimes de «disparition», d’exécutions extrajudiciaires et de décès causés par la torture. Ce chiffre n’inclut pas les victimes de torture qui ont survécu à leur martyre.

    Le rapport de Commission nationale pour la vérité et la réconciliation (Rapport Rettig) recense un certain nombre de navires de la marine utilisés comme centres de détention et de torture par la marine chilienne au moment du coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet. Le navire école de la marine chilienne, l’Esmeralda en fait partie, aux côtés du Lebu et du Maipo. Selon le rapport du Rettig, à bord de l’Esmeralda, un groupe spécial de membres de la marine ont «établi une unité d’interrogation des détenus. Ces interrogatoires incluaient, de manière générale, des mauvais traitements et des tortures.»(1)

    En septembre 1999, le commandant en chef de la marine chilienne, l’amiral Jorge Patricio Arancibia Reyes, a nié sur la télévision nationale le fait que les navires de la marine servaient de centres de torture. À la suite de cette dénégation, deux anciens détenus, Antonio Leal, député du Parti pour la démocratie en 1973 et Ivan Aldoney Vargas, ont publiquement affirmé que les prisonniers politiques étaient torturés à bord de l’Esmeralda et dans d’autres navires et bâtiments de la marine. En septembre 1999, lors d’une conférence de presse, Antonio Leal a décrit le type de tortures perpétrées à bord de l’Esmeralda. Elles comprenaient l’utilisation d’électrochocs, de charges électriques à haute tension appliquées sur les testicules des victimes, suspension par les pieds puis immersion dans un seau empli d’eau et d’excréments (Santiago Times, 7 septembre 1999).

    Aucun élément ne prouve que les tortures se soient poursuivies à bord de l’Esmeralda après 1973. Malgré tout, ce navire représente le symbole du cruel destin des prisonniers de l’histoire récente du Chili et évoque surtout le recours systématique à la torture par les fonctionnaires.

    Au fil des ans, Amnesty International a accumulé et publié un certain nombre de témoignages de victimes torturées à bord de l’Esmeralda, dans le cadre de l’action menée par l’Organisation pour dénoncer les graves violations des droits humains au Chili sous le gouvernement militaire (1973-1990).(2)

    Le navire école chilien Esmeralda (buque escuela Esmeralda) est une embarcation à quatre voiles qui effectue des voyages annuels d’instruction autour du monde tout en exerçant les fonctions d’ambassadeur «itinérant» pour le Chili. En 2003, l’Esmeralda a appareillé pour sa 48e traversée avec une feuille de route prévoyant des escales dans les ports du Pérou, de l’Équateur, de la France, des Pays-Bas, de la Suède, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Espagne, du Brésil et de l’Argentine pour enfin revenir au Chili en octobre 2003.


    LES VOYAGES DE L’ESMERALDA

    L’Esmeralda a fait des voyages à travers toute la planète au fil des ans, aussi bien durant le gouvernement militaire que lorsque le gouvernement civil a été rétabli. Les sections d’Amnesty International des pays visités ont reçu les demandes d’informations de la presse nationale et des réfugiés chiliens vivant dans ces pays et ont également organisé des actions pour protester contre la présence de l’Esmeralda. Amnesty International a soutenu ces expressions de mécontentement et de rejet venant des proches et des victimes de torture contre le rôle de l’Esmeralda en tant qu’ambassadeur «de bonne volonté» du Chili dans le monde entier.

    Au cours de ces dernières années, l’Esmeralda et le Chili en général ont suscité un regain d’intérêt au niveau international dans les médias du fait de la détention d’Augusto Pinochet et de la procédure d’extradition engagée au Royaume-Uni en 1998 à son encontre.

    L’Esmeralda en 2003

    L’Esmeralda a entamé un nouveau voyage de démonstration le 6 avril 2003 et sera de retour au Chili le 12 octobre 2003. Il est prévu qu’il fasse escale dans les pays suivants : Pérou, Équateur, France, Pays-Bas, Suède, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Brésil et Argentine.

    L’itinéraire original du navire est le suivant :
    6 avril levée de voiles à Valparaíso, Chili
    16-19 avril El Callao, Pérou
    24-27 avril Guayaquil, Équateur
    3-6 mai Rodman, Panama
    9-13 juin Rouen, France
    16-20 juin Delfzijl, Pays-Bas
    27 juin-1er juillet Stockholm, Suède
    4-8 juillet Lübeck, Allemagne
    14-18 juillet Londres, Angleterre
    23-27 juillet El Ferrol, Espagne
    4-7 août Tenerife, Canaries (Espagne)
    2-5 septembre Rio de Janeiro, Brésil
    15-18 septembre Buenos Aires, Argentine
    29 septembre-1er octobre Punta Arenas, Chili
    12 octobre arrivée à Valparaíso, Chili

    Cependant, cet itinéraire a été modifié en mai 2003. Les escales de l’Esmeralda à Delfzijl en Hollande et à Stockholm en Suède ont été annulées. Selon les médias, le ministre des affaires étrangères chilien a affirmé que ces changements de route sont dus à des «razones de Estado» (raisons d’Etat). Le département des affaires étrangères de la marine chilienne a annoncé qu’au lieu de s’arrêter en Suède et en Hollande, l’Esmeralda ferait escale aux ports de Bremerhaven en Allemagne et Dartmouth en Angleterre. (Pour de plus amples informations, rendez-vous sur http://www.chile-esmeralda.com)(3)

    Discours présidentiels

    Dans son discours à l’équipage de l’Esmeralda lors de la levée de voiles à Valparaíso en 2000, le président Ricardo Lagos avait affirmé que le Chili n’était pas une île mais une partie d’un monde qui «devient plus petit et plus planétaire jour après jour. Nous devons tous apprendre à vivre dans ce nouveau monde, à tirer profit de ses avantages et à naviguer dans ces eaux du progrès sans pour autant compromettre notre identité et nos valeurs en tant que pays.» (Reportage daté d’avril 2000 dans le Santiago Times).

    Cependant, le respect des droits humains et des lois internationales fait bel et bien partie du progrès de l’humanité. Le porteur d’un tel message ne peut être l’Esmeralda, au vu de son histoire ancrée dans un passé proche mais abominable. Tant que les violations des droits humains sur l’Esmeralda ne seront pas entièrement élucidées et que les responsables ne seront pas traduits en justice, de telles aspirations resteront toujours vaines.

    En juin 2000, Amnesty International a publié un rapport concernant les visites de l’Esmeralda aux États-Unis, au Canada et en Amérique latine (Index AI AMR 22/10/00). À cette époque, de nombreuses sections d’Amnesty International militaient contre l’usage systématique et généralisé de la torture sous le gouvernement militaire, et ce à l’aide des témoignages des victimes et des proches des victimes de tortures à bord de l’Esmeralda.

    Le 2 avril 2003, le président Ricardo Lagos a prononcé un discours d’adieu devant l’équipage du navire, pour son 48e voyage, déclarant que l’Esmeralda représentait le Chili, son histoire et ses traditions : «Avec vous, c’est tout un pays fier de ses agissements […] qui met les voiles […]. Vous reviendrez avec la fierté de représenter un pays, une petite étoile au sud du monde, respectée pour sa démocratie et ses droits de l’homme.»(4)

    Malgré cela, Amnesty International croit que les voyages de l’Esmeralda ne sont en rien positifs pour l’image du Chili en tant que pays admiré pour son respect des droits humains. Au contraire, ils ternissent son image et continueront à la ternir tant que les violations des droits humains, notamment les actes de torture, qui ont été perpétrées sur le bateau n’auront pas été totalement élucidées et tant que les responsables n’auront pas été traduits en justice.

    CAS DE VICTIMES DE TORTURE SUR L’ESMERALDA

    Ce document comporte des témoignages de cas individuels de torture. L’un des cas sur lesquels Amnesty International appelle l’attention est celui du prêtre catholique Michael Woodward, décédé, selon les informations reçues, des suites des tortures dont il a été victime à bord de l’Esmeralda en 1973 (des précisions sur son cas sont exposées ci-après). Sa sœur, Patricia Bennetts, résidant actuellement en Espagne, a fait campagne pour que le cas de son frère fasse l’objet d’une enquête et soit élucidé. En janvier 2002, elle a porté plainte au Chili contre Augusto Pinochet ainsi que d’autres officiers de haut grade de l’armée chilienne et des membres de l’équipage de l’Esmeralda. À l’heure actuelle, cette affaire est en cours, instruite par une juge (Ministra de Fuero) de Valparaíso. Selon certaines sources, l’enquête a souffert de sérieux retards en raison de la charge de travail excessive incombant à cette juge.

    1. Michael Woodward

    L’un des cas de citoyens ayant la double nationalité britannique et chilienne mis en lumière durant la période où Pinochet était détenu au Royaume-Uni, est celui du prêtre Michael Woodward, mort des suites de tortures. Selon le rapport Rettig, Michael Woodward a été arrêté par une patrouille navale à Valparaíso le 16 septembre 1973. Six jours plus tard, le 22 septembre, il est décédé à l’hôpital naval de Valparaíso des suites des tortures que lui avaient infligées divers membres des forces de la sécurité. Le certificat de décès émis à l’hôpital naval indique qu’il est mort le 22 septembre, dans la rue, des suites d’un arrêt cardio-respiratoire (paro cardio-respiratorio).

    La famille de Michael Woodward a reconstitué les faits grâce aux données récupérées au fil des ans. Les informations rassemblées prouvent qu’à la suite de son arrestation, le prêtre a été conduit à bord de l’Esmeralda, où il a subi des interrogatoires et où il a été torturé. On a même appelé un médecin de bord pour soigner un «prêtre agonisant». Certaines sources indiquent qu’il est mort à bord du navire et que son corps n’a été transporté à l’hôpital naval qu’ultérieurement.

    Lors d’une interview accordée à la presse britannique (The Independent, 31 janvier 2000), la sœur de la victime, Patricia Bennetts, a déclaré que l’aumônier de l’hôpital naval avait reconnu le corps de Michael Woodward et que le diocèse de Valparaíso comptait le récupérer afin de lui offrir une sépulture digne mais la marine a insisté pour se charger elle-même de l’inhumation. Des années plus tard, en 1986, Patricia Bennetts s’est rendue au cimetière de Playa Ancha et «a vu sur le registre que Michael avait été enterré dans une fosse commune».

    2. Luis Vega Contreras(5), avocat chilien arrêté le 11 septembre 1973. Son témoignage, donné à Tel Aviv (Israël) le 22 avril 1976, évoque les dix jours pendant lesquels il a été détenu et torturé à bord de l’Esmeralda.

    «À 20 h 20, le 11 septembre 1973, des gradés de la police […] sont arrivés chez moi […] accompagnés de quelques policiers et d’un grand nombre de soldats et de détectives, tous armés de mitraillettes, répartis dans de nombreux véhicules. Ils m’ont ordonné de les suivre et de prendre mes effets personnels, ce que j’ai fait. Ils ont fouillé ma maison. Ils m’ont fait monter dans une camionnette […] Ils ont aussi pris d’autres personnes. […] Nous sommes arrivés sur le quai du port à 21 h 20 et […] ils nous ont livrés au commandant de l’Esmeralda, qui, avec d’autres officiers, était au garde-à-vous sur le pont principal de l’Esmeralda, le navire école de la marine nationale. […] Ils nous ont fait rester face au quai sur lequel nous pouvions voir des gens agenouillés les mains derrière la tête. Un midship d’apparence nordique [...] sans dire un mot, m’a donné un coup dans la nuque avec la crosse de son fusil. Il m’a ensuite frappé le rein droit avec son arme. À partir de ce moment, sous les coups de poings, les coups de pied et les pires injures qu’on puisse imaginer, on nous a menés aux quartiers des midships […] on nous a bousculés et jetés à terre […] Certains marins portaient des capuches noires et nous jetaient à terre. Ils plaçaient le canon de leurs armes derrière ma tête et posaient un pied sur mon dos. Ils ont arraché mes vêtements et se sont emparés de tous mes objets de valeur. […] Puis, ils m’ont soumis complètement nu à un jet d’eau de mer très puissant […] Ils m’ont fait sortir de cette douche à coups de pied et m’ont jeté à terre. Mes mains étaient liées derrière mon dos et mes doigts étaient attachés un à un. Une fois attaché de la sorte, ils m’ont de nouveau fait subir le jet d’eau de mer à haute pression. Cette pression déclenchait une douleur insoutenable à la tête, aux oreilles, aux yeux et aux poumons. À l’aide de lances faites de bâtons à pointe d’acier, ils nous donnaient des coups pour nous faire rester sous le jet d’eau.»

    «[...] Durant 72 heures ils nous ont empêchés de dormir avec les jets d’eau, les coups et un décompte des présents toutes les 15 minutes. La première nuit, j’étais avec sept hommes et une femme. [...] Nous étions tous nus. À un moment, selon leur décompte, nous étions 40 hommes et 72 femmes. Les quartiers étaient séparés par une bâche, mais les femmes étaient nues dans leurs hamacs.»

    «Le traitement que ces marins réservaient aux femmes était intolérable. Ils leur pinçaient les seins, les hanches et les cuisses. Nous entendions les femmes crier et les jeunes filles protester contre ces mauvais traitements. [...] Ils déshabillaient tout le monde pour les mettre sous le jet d’eau de mer. L’un des marins se faisait appeler «l’oiseau de la torture» et il frappait sans cesse sur les portes en métal pour nous empêcher de dormir. C’était de toute façon impossible de dormir à cause des cris que nous entendions en provenance de la salle des tortures où les électrochocs étaient infligés, ainsi que le «téléphone» (forme de torture qui consiste à frapper simultanément les deux oreilles, produisant ainsi une grande douleur et provoquant des lésions aux tympans) et bien d’autres tortures barbares.»

    «Le 13 septembre vers 21h00, on m’a mené aux quartiers des officiers sur le pont où se trouvaient 9 membres armés des services secrets et de la police [...] Sur le chemin me menant à ces quartiers, les hommes qui montaient la garde m’on dit que je serais exécuté immédiatement parce que j’étais communiste, traître à mon pays et aux Forces armées. Ils m’ont fait me tenir debout devant un mur. Ils sont restés silencieux un instant. L’un d’eux m’a demandé de fermer les yeux et a crié «Feu». Et rien ne s’est produit.»

    «[...] C’était l’aube, le 20 septembre 1973. Allongé sur le dos, les mains derrière la tête, à environ 3 heures du matin, on m’a dit que je devais m’habiller, me raser et récupérer mes affaires [...] Depuis, je n’ai plus revu l’Esmeralda. Jusqu’au 10 septembre, ce bateau avait été pour moi, et pour les 10 millions de Chiliens, la "Dame blanche", la "Fierté nationale". Il représentait la démocratie chilienne, la virilité et la chevalerie des officiers et des marins chiliens. Mais aujourd’hui, c’est une chambre de torture, de flagellation, une horrible prison flottante, le symbole de la mort et de la peur pour les hommes et les femmes du Chili. À partir de cet instant, on nous a menés à Quintero, au groupe 10 des forces aériennes et par avion à l’île Dawson.»

    3. Témoignage d’une personne torturée sur l’Esmeralda (souhaitant garder l’anonymat)

    «[...] J’ai été arrêté dans la nuit du 12 septembre 1973. Dès le début de l’arrestation, ils m’ont battu. La plupart du temps ils me forçaient à me mettre à genoux, les mains derrière la nuque. Et ils me frappaient sur tout le corps avec les crosses de leurs fusils.»

    «On m’a emmené à bord du navire école l’Esmeralda. Là sans me poser aucune question, on m’a attaché les mains derrière le dos et on m’a battu brutalement, ainsi que trois autres hommes que je n’avais jamais vus. On nous a battus sur tout le corps mais surtout sur le torse et les pieds. Ils me donnaient des coups de pied et de poing et me frappaient avec des fusils, des bâtons etc. On nous a fait subir ce traitement (toujours sans nous poser aucune question) quatre fois durant la nuit que nous avons passée là. J’ai calculé que chaque passage à tabac durait 15 à 20 minutes. Cela s’est produit durant la nuit du 12 jusqu’au petit matin du 13 septembre 1973. Le lendemain (le 13), on m’a mené au navire de commerce le «Maipo». […]»

    4. Témoignage de Sergio Vuscovic Rojo (6)

    «Nous sommes originaires de Valparaíso. Tous les sept, nous avons été torturés à bord du navire Esmeralda pendant neuf jours. Je veux évoquer l’une des tortures qui m’ont été infligées : on me déshabillait jusqu’aux sous-vêtements et mes mains étaient menottées derrière mon dos. Il y avait un poteau auquel on m’a attaché. Ils m’ont infligé des électrochocs sur la peau, les testicules, le torse et le dos. Les officiers qui m’interrogeaient m’ont frappé à coups de poings à cet endroit 50 fois. Après tout cela, j’étais couvert de bleus, comme la Croix Rouge a pu le constater lorsque je suis arrivé à Dawson [l’île de]. […] Je m’appelle Sergio Vuscovic Rojo et j’étais à cette époque-là maire de Valparaíso. […] Lorsqu’on m’a emmené pour m’interroger, on m’a bandé les yeux et les gardes qui me menaient m’ont posé les canons de leurs pistolets derrière la nuque et m’ont demandé : «Tu sais nager ?». Je répondis : «Un peu». «Bien…parce qu’on va te jeter par-dessus bord». Puis vingt ou trente personnes ont été rassemblées. Je parle de personnes car il y avait à la fois des hommes et des femmes. Nous ne portions que nos sous-vêtements. Nous entendions comment les autres étaient torturés là où nous étions. Ces tortures étaient infligées aussi bien aux hommes qu’aux femmes, à bord de ce bateau école de la marine du Chili. Notre groupe de sept personnes en provenance de Valparaíso a été torturé de la sorte, avec des électrochocs par exemple. Ils appliquaient les électrodes sur la tempe […]

    Les forces armées et le gouvernement

    À la suite de la déclaration signée en juin 2000 par les membres de la Table ronde (Mesa deDiálogo), les forces armées ont dévoilé des informations sur 200 cas de victimes de violations des droits humains. Ces informations ont été soumises le 5 janvier 2001 au président de la république, Ricardo Lagos. La liste comporte 180 noms de victimes arrêtées entre 1973 et 1976 et 20 victimes non identifiées. La majorité des victimes a été jetée dans la mer, les rivières et les lacs chiliens. Jusqu’ici, les enquêtes qui ont été menées sur les informations fournies par les forces armées n’ont pas satisfait les aspirations des organisations de défense des droits humains, notamment Agrupación de Familiares de Detenidos-Desaparecidos (Association des proches des détenus-disparus), dans leurs efforts pour découvrir la vérité et obtenir que justice soit faite.

    En décembre 2000, le commandant en chef de la marine chilienne, l’amiral Arancibia Reyes, a écrit dans une lettre sur le rôle de l’Esmeralda à la section Canada (francophone) d’Amnesty International : ".... Los chilenos estamos hoy haciendo, en conjunto, por alcanzar un estado de paz y estabilidad que nos permita asumir los desafíos de desarrollo y bienestar para miles de nuestros compatriotas, que por décadas han sufrido de la pobreza y la miseria. En este sentido es un deber de este Almirante expresarles que siente, al igual que Uds, la necesidad de lograr alcanzar los acuerdos necesarios que permitan avanzar en la construcción de dicha estabilidad. Estoy cierto que ello demanda, voluntad y sacrificio de todos, en ese sentido hemos impulsado los acuerdos de la "Mesa de Diálogo" .... Ello, por cierto, no excluye las responsabilidades que, en materia de Derechos Humanos, existan sobre personas comprometidas en situaciones que la Justicia Chilena investiga...." [Nous, Chiliens, nous tentons aujourd’hui d’arriver ensemble à un état de paix et de stabilité qui nous permettra de relever les défis du développement et du bien-être pour nos milliers de compatriotes qui, pendant des décennies, ont souffert de la pauvreté et de la misère. C’est dans cette optique, qu’en tant qu’amiral, je souhaite vous faire part du devoir que je ressens, et que vous devez vous aussi ressentir, de m’assurer que les accords nécessaires soient signés pour nous permettre de poursuivre la construction de cette stabilité. Je suis certain que ce dont nous avons besoin inclut la bonne volonté et les sacrifices de tout un chacun afin d’arriver aux accords de la Table ronde... Cela n’exclut pas, bien sûr, les responsabilités qui, en matière de droits humains, existent et concernent les personnes mises en examen par la justice chilienne..." [Traduction non officielle]

    En février 2001, le ministre de l’Intérieur, M. José Miguel Insulza, a déclaré qu’une prolifération de plaintes pour violation des droits humains serait néfaste à la paix sociale du pays et que les enquêtes devaient donc se limiter aux cas de «disparus» et de victimes d’exécutions sommaires. Les propos du ministre ont particulièrement découragé les plaintes déposées par les victimes de tortures ayant survécu. En réponse à cette déclaration, Amnesty International a publié un communiqué de presse (AMR 22/006/2001, 19 février 2001) dans lequel l’Organisation exprime des craintes selon lesquelles le droit à la justice des survivants chiliens de la torture serait en péril si leur action n’était pas soutenue par les autorités. Amnesty International a aussi déclaré que «l’argument de l’unité nationale ne pouvait pas être utilisé pour justifier une position qui encourage l’impunité et est incompatible avec la législation chilienne ainsi qu’avec les obligations internationales du Chili.»

    Selon les rapports publiés au Chili en septembre 2002, une organisation secrète du nom de Comando Conjunto (Commandement mixte) s’est regroupée pour faire obstruction aux enquêtes judiciaires résultant des informations rassemblées pas la Mesa de Diálogo. En octobre 2002, à la suite d’une enquête à ce sujet, le troisième tribunal pénal a ordonné le procès de l’ancien général de l’armée de l’air, Patricio Campos Montecinos, l’accusant d’obstruction à la justice. Le général Patricio Campos Montecinos avait été désigné par le commandant de l’armée de l’air, Patricio Rios, pour rassembler les informations disponibles à l’armée de l’air sur les cas de disparitions. Selon la décision judiciaire, Campos Montecinos avait caché et détruit des informations concernant cinq personnes disparues sous le régime militaire «pour le plus grand profit des auteurs de ces crimes et au détriment de l’administration de la justice»

    Depuis 1975, date à laquelle l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, il est expressément reconnu que tous les États doivent entreprendre des enquêtes impartiales dans les meilleurs délais en cas de plaintes pour torture. En outre, le Chili, État partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants depuis 1988 et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques depuis 1972, est tenu légalement d’entreprendre des enquêtes impartiales dans les meilleurs délais.

    L’État chilien

    La république du Chili a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1972 et en 1990 la Convention américaine relative aux droits de l'homme. En 1988, la république du Chili a ratifié la Convention de l’ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que la Convention interaméricaine pour la prévention et la répression de la torture.

    La Commission interaméricaine des droits de l’homme a déclaré dans son rapport d’octobre 1996 sur le cas du Chili : "[…] l’État a l’obligation d’enquêter sur toutes les violations commises dans sa juridiction, dans le but d’identifier les personnes responsables et de leur imposer la punition adéquate et de s’assurer de la réparation idoine des victimes.»

    Les initiatives entreprises par les gouvernements civils successifs, la Commission nationale pour la vérité et la réconciliation, ou encore le Comité national de réparation et de réconciliation ou la Table ronde chilienne des droits humains, créés pour traiter du lourd héritage chilien en matière de violations des droits humains, laissent de côté le crime grave de torture, laquelle a été pratiquée de façon courante et régulière pendant les années de gouvernement militaire.

    Amnesty International demande au gouvernement chilien et à la marine chilienne de reconnaître que de graves violations des droits humains ont été commises à bord de l’Esmeralda ; l’Organisation demande que soit menée une enquête indépendante et impartiale sur les allégations de torture et autres violations des droits humains à bord de navires et installations de la marine sous le gouvernement militaire ; elle demande que soient traduits en justice les auteurs de ces actes et que les victimes et leurs familles soient indemnisées pour le préjudice matériel et moral subi.

    La communauté internationale

    New York en 1986

    Durant un des voyages de l’Esmeralda, en juin 1986, le conseil de New York City ainsi que l’assemblée et le sénat de l’Etat de New York ont voté des résolutions exprimant leur opposition à la participation du navire chilien l’Esmeralda aux festivités du week-end du 4 juillet et a réclamé le retrait de l’invitation du navire. Dans cette résolution, le conseil de New York a affirmé «qu’il y avait des preuves flagrantes que l’Esmeralda avait été utilisé comme chambre de torture et d’horreur indicible». La résolution, soumise le même mois par un sénateur de l’Etat de New York stipulait que «l’Esmeralda était un bateau connu, utilisé pour les tortures des prisonniers politiques au moment où le général Pinochet s’était emparé du pouvoir dans un coup d’État militaire au Chili» et que «les prisonniers étaient battus, torturés, soumis à des électrochocs, des simulacres d’exécution, des privations de sommeil et des abus sexuels». Appelant au retrait de l’invitation de l’Esmeralda, la résolution a établi qu’«au lieu d’évoquer la fierté du peuple chilien, l’Esmeralda rappelait des souvenirs d’amis décédés, de proches disparus, d’arrestations en pleine nuit, de disparitions mystérieuses, de détentions dans des lieux inconnus et de répression d’une nation démocratique».

    À l’occasion du dernier périple de l’Esmeralda, Amnesty International en appelle aux gouvernements où le navire doit faire escale, pour qu’ils déclarent publiquement que l’histoire de l’Esmeralda est dégradée par son abominable passé récent et que tant que les graves violations des droits humains qui ont eu lieu à son bord ne seront pas totalement élucidées et que les responsables n’auront pas été traduits en justice, l’Esmeralda ne sera pas le bienvenu en tant qu’ambassadeur mondial du Chili. Selon Amnesty International, cela constitue un affront aux familles et aux victimes ayant souffert de graves violations des droits humains à bord du navire.

    ********
    Notes :
    (1) Texte original du rapport Rettig, en espagnol : "En el caso del Buque Escuela Esmeralda, las investigaciones practicadas por esta Comisión permitieron comprobar que una unidad especializada de la Armada se instaló en su interior con el objeto de interrogar a los detenidos que se encontraban en la misma nave y a los que eran traídos desde otros recintos de reclusión de la Armada. Esos interrogatorios, por regla general, incluían torturas y malos tratos."

    (2) Pour les informations complètes, reportez-vous au document «Chile : Torture Testimonies» (Index AI : AMR 22/32/80, SF 81 GO 97) publié en octobre 1980 en anglais et en espagnol.

    (3) Le site http://www.chile-esmeralda.com n’est pas un site d’Amnesty International, mais il contient des informations et des précisions sur le navire ainsi que sur les violations des droits humains qui y ont été perpétrées.

    (4) Extrait du discours d’adieux du Président Lagos : «Con usted zarpa […] un país orgulloso con lo que está haciendo […] Llegarán con el orgullo de encarnar un país, que es una pequeña estrella en el sur del mundo, que es respectado pr su Democracia y por sus Derechos Humanos.»

    (5) Extraits du document de AI Chile : Testimonios de torturados (Index AI : AMR 22/32/80/s, SF 81 GO 97), publié en 1980 en espagnol et en anglais.

    (6) Extrait concernant l’Esmeralda dans le "Rapport sur les droits de l’hommes au Chili" de la Commission interaméricaine des droits de l’homme de l’Organisation des États Américains, approuvé par la Commission lors de sa réunion tenue le 24 octobre 1974.

     

    1ère journée à Valpo

    C'est 1536 que Don Juan de Saavedra, un des capitaines de Diego de Almagro, découvre la baie de Alimapu et baptise l'endroit Valparaíso. En 1552 Pedro de Valdivia y fait construire un port pour faciliter les communications entre Santiago et les autres villes du continent.

    En 1574, Juan Fernandez arrive à Valparaiso et découvre des îles dans le Pacifique sui porteront son nom et qui seront rendues célèbres grâce au roman de Daniel Defoe, Robinson Crusoë.

    Le port de Valparaiso a souffert du quasi monopole de celui de Callao près de
    Lima. La ville s'est développée lentement jusqu'à l'indépendance du Chili et devenir dès ce moment un centre commercial très important.
    Lors de la ruée vers l'or en Californie, 800 bateaux construits à
    Valparaiso prirent la mer en 1849, faisant de ce port un centre très important de l'Océan Pacifique
     Au cours du XIXème siècle, le développement de Valparaiso est tel que la ville se dote d'un éclairage au gaz, du téléphone et d'une liaison ferroviaire avec Santiago. La première ligne de navigation à vapeur du Pacifique est mise en marche avec la Pacific Steam Navigation Company.

    Valparaiso a continué de se développer au cours du XXème siècle, voyant arriver les émigrants européens qui cherchaient à fuir la pauvreté et les guerres (guerre civile d'Espagne et les deux guerres mondiales).

    Situé à 118 kilomètres de
    Santiago du Chili, Valaparaiso est aujourd'hui le premier port du pays. Ses rues se caractérisent par la présence de superbes édifices anciens aux côtés de constructions modernes, ses ruelles qui remontent les versants des collines peuplées et qui ont donné à la ville un aspect très particulier
     
    Après nous être installés, nous sommes allés faire un tour du quartier ... Sans commentaire.. Regardez les photos et vous comprendrez!

    Arrivée à Valparaiso

    Après 1 heure 30 de route nous arrivons enfin à Valparaiso sous la cagna.... Sans commentaire.. Déjà le dépaysement est présent tant la végétation est autre et les habitations pour le moins surprenantes...
    La traversée difficile de Valpo aux couleurs bigarrées et sillonné de multiples micros (1) ne nous empêche pas d'entrer dans la maison où vit Lila... Ce devait être, il y a déjà, quelques années une magnifique maison..
     
     

    Le drapeau du Chili est rouge, bleu et blanc, avec une étoile blanche sur fond bleu qui « guide sur la voie du progrès et de l’honneur ».

    - Le rouge symbolise le sang des patriotes, il est situé en bas sous forme d’une bande horizontale.

    - Le blanc, situé dans la partie supérieure évoque les neiges de la cordillère des Andes.

    - Le bleu, formant un carré dans le coin supérieur près de la hampe, c’est le bleu du ciel chilien.

    Il a été adopté peu de temps après l’indépendance, en 1817.

    L’emblème du Chili figure parfois sur le drapeau. On y trouve un grand cerf, appelé huemul (cervus chilensis) et un condor (sacorramphus gryphus), l’oiseau emblématique des Andes.

    L’hymne national : Il a été composé en 1819 par Manuel Robles sur des parole du poète Bernardo de Vera y Pintado. Il a été modifié en 1847 pour gommer son caractère anti-espagnol.

    Voyage au chili...

    Le 13 décembre ma fille Solenn et moi avons quitté Paris vers 19.00 pour santiago du Chili via Madrid.

    C'est le début d'un voyage d'un mois qui nous a mené en Amérique du Sud et plus précisément au chili avec une courte incursion de 5 jours à Mendoza en argentine...

    Infos sur le chili: http://www.easyvoyage.com/pays/chili/informations.html

    Le 14,nous arrivons à l'aéroport vers 09.50... Après un très long moment de procédures administratives à la douane, nous sortons vers 11.20. Là, nous prime un car "tourbus" pour rejoindre al terminal des buses Alemada à Santiago où Lila ma cadette est venue nous chercher avec son copain mickael et un pote à lui. En route pour Valparaiso!

     quelques infos:

    Chile est un mot mapudungun signifiant « là où se termine la terre » et n’a aucun rapport avec le mot espagnol chile qui désigne le piment.

    Géographie du Chili

    S'étendant sur près de 4 270 km du nord au sud, le territoire a une largeur moyenne de 200 km environ, n'excédant jamais 350 km. Le relief est dominé par la longue chaîne des Andes qui s'étend sur toute la longueur du pays, du plateau bolivien, au nord, à la Terre de Feu, au sud.

    On distingue trois types de relief d'est en ouest : la haute cordillère des Andes, à l'est, la Vallée centrale, formant une zone de plateaux, et la chaîne côtière occidentale.

    La cordillère des Andes est plus large au nord qu'au sud. La région septentrionale est une zone de larges plateaux où se dressent de nombreuses montagnes dont les altitudes dépassent 6 100 m. C'est là que se trouve le point culminant du Chili, Ojos del Salado (6 893 m). La zone de plateau est dominée par le grand désert d'
    Atacama, près de la ville de Iquique, qui renferme de vastes champs de nitrate et de riches gisements miniers (fer, cuivre, manganèse).

    Au centre, le plateau s'ouvre sur une vallée, la Vallée centrale, longue d'environ 965 km. Large de 40 à 80 km, c'est la région du pays la plus peuplée. La dépression fertile située entre les fleuves Aconcagua et Bío Bío forme le cœur agricole du Chili. La partie centrale des Andes est moins large et moins élevée que la partie septentrionale. On y trouve les principaux cols andins. Le littoral de cette région offre les plus beaux ports naturels du pays. L'extrémité sud de la Vallée centrale est à
    Puerto Montt, au bord de la mer de Chiloé.
    Le long chapelet d'îles qui borde le littoral est formé par les sommets des chaînes côtières sous-marines. Dans cette région méridionale, de nombreux fjords découpent la côte. Les Andes méridionales dépassent rarement 1 830 m d'altitude; elles rejoignent le plateau de Patagonie.

    Les nombreux fleuves qui irriguent le Chili sont plutôt courts, prenant leur source pour la plupart dans les Andes et se jetant dans le Pacifique, à l'ouest. Au nord et au centre, ils sont alimentés principalement par les neiges éternelles des Andes. Du nord au sud, on distingue, parmi les plus grands cours d'eau, le Loa (long de 362 km), l'Elqui, l'Aconcagua, le Maipo (long de 250 km et coulant au pied du volcan du même nom), le Maule (282 km), le Bío Bío (384 km) et l'Imperial.

    L'extension en latitude du Chili, 17e au 56e degré de latitude sud, explique la diversité des climats. On distingue trois régions climatiques : le nord, de type aride, le centre, de type méditerranéen, et le sud, de type tempéré océanique.

    Le nord est presque partout désertique et constitue l'un des déserts les plus arides au monde. Mais la présence au large du courant froid du Pérou, dit courant de Humboldt, et l'altitude modèrent les températures.